lundi 17 août 2009

Que du plaisir à rando pédestre et en vélo !

Trois semaines ressourçantes à alterner rando pédestre et rando vélo dans les Alpes. Quelues exemples de ballades effectuées dans les Hautes Alpes et en Savoie :

En vélo : des sorties où en partant soit du Monetier soit de Savines le Lac, j'enchaînais plusieurs cols dans la journée. je ne me lasse pas de monter l'Izoard, la Bonnette, Vars, le Lautaret, le Galibier. Les paysages sont grandioses et apaisants.
Le tour du Lac de Serre Ponçon est aussi une bien belle ballade, et même s'il n'y a pas de "grands cols" les kilomètrres de plat se comptent sur les doigts de la main.
Un spécial pour une sortie où à la sortie de Bourg d'Oisans, l'inspiration m'a prise de prendre la route de la Bérarde. Trente kilomètres de montée d'abord avec des % faibles, puis ensuite les choses se corsent (%>10), mais que cette haute vallée est magnifique et le calme y régne, peu de voitures et peu de cyclistes (cela n'a rien à voir avec la montée de l'Alpe d'Huez).
Bref, des sorties entre 7h00 et près de 12h00 pour la plus longue. Le tout en roulant aux sensations, ce qui favorise l'introspection.

A pied : Retour vers les glaciers des Ecrins, et découverte des vallées du Dévoluy et du Valgaudemar. Depuis un accident de montagne en 1988, je n'étais plus retourné aux abords des glaciers. L'envie d'y retourner me tenailler. Et c'est avec mon fils que nous sommes allés nous ballader du côté du glacier Blanc. C'est du refuges des écrins que nous avons une vue splendide sur le Dôme des neiges et sur la Barre des Ecrins.
Comme en vélo, recherche de l'effort dans une intention de "plaisir" kinesthésique facilitateur au retour sur soi. Il y a aussi des lieux propices à cette instrospection. C'est ce que j'ai ressenti en me promenant deux jours autour et au dessus de Notre Dame de la Salette.

mercredi 15 juillet 2009

C'est reparti pour les longues distances

Hier j'ai profité du beau temps pour faire une sortie qui initialement ne devait durer que 5h00. Intuitivement, j'ai pris la route qui me mène dans le Boulonnais et la côte. Comme je me sentais bien, j'ai continué et je suis arrivé au cap Blanc Nez qui est le bout du département et qui donne une vue sur les côtes anglaises. Total 10h00 de vélo pour 300kms pile. Tout cela sans le faire exprès !
Durant les 10h00 je n'ai pratiquement jamais regardé le compteur. Je roule aux sensations. Je me mets plus en lien avec l'intérieur.

Dans une semaine je serai dans les Alpes..et j'envisage quelques belles sorties entre 10h00 et 12h00..mais je ne me fixe pas d'objectif précis. Je vais rouler à l'inspiration.
J'ai hâte d'aller gravir les cols Hauts Alpins.

lundi 15 juin 2009

De nouveaux projets pour cet été

Deux semaines sans rouler, histoire de faire le point et de se remettre de la déception d'avoir du abandonner le projet du tour de la France pour 2009 !

Reprise du vélo.
une bonne reprise avec trois sorties dont une de 5h00. Tout est OK et l'envie de rouler est bien là. Je n'ai pas trop perdu au niveau sensation. Pour la première depuis bien longtemps, j'ai roulé sans mettre le compteur. Je tenais à rouler aux sensations. Je n'avais que le cardio en matière d'indication de données. Je dois avouer que j'ai abordé les sorties d'une autre manière, et je ne le regrette pas.
De ce fait les projets émergent pour cet été.

Projets de cet été.
Trois projets sont nés durant cette phase de repos. Le premier est de faire une semaine de vélo dans les Hautes Alpes. Le second consiste à faire une semaine de marche dans le Queyras...et le dernier sur l'idée de Thomas Becarud consiste à faire à deux la traversée en vélo des Alpes de Thonon à Nice sur deux jours, sous la forme ultra..c'est à dire en non stop. Bien entendu cela si je n'ai pas d'ici là de nouveau de perte de connaissance. mais à ce jour tout est rentré dans l'ordre.

Quant au projet du tour de la France, ce sera pour 2010. L'équipe d'assistance est dés à présente en projet.

mercredi 3 juin 2009

Abandon au RPE et conséquences sur le défi du Tour de la France

Nous étions partis confiants avec François et Greg, qui m'assistaient au RPE le week end dernier. Or après 120 kms d'épreuve alors que tout allait pour le mieux, je fus contraint à l'abandon. La raison en est la survenue d'un malaise vagal comme il y a un mois de cela. Heureusement j'ai senti le malaise arrivé et, j'ai pu m'arrêter avant que celui n'advienne alors que j'étais encore sur le vélo.
Et pourtant tout avait bien commencé par une ascension du Ventoux faite avec aisance !



Bien entendu, nous avons pris la décison d'abandonner le RPE. Le soir nous avons improvisé à trois une réunion pour définir notre position quant au projet-défi du Tour de la France. Nous n'avons pas eu besoin d'échanger longuement, la discussion que nous avons eu à confirmer celle que j'avais prise dans les minutes qui suivirent l'incident, à savoir q'il n'est pas raisonnable de maintenir ce projet dans ce contexte. En attendant nous l'envisageons pour 2010, si bien entendu ces petits malaises disparaissent.
Vers Aurel....ça roulait super et avec le sourire !


Je vais mettre un peu de distance avec le vélo pendant au moins deux bonnes semaines. Je reprendrai par de petites sorties par la suite.



J'en profite pour remercier toutes les personnes qui m'ont soutenu à travers ce blog et les différents forums (vélo 101, vélo concept). L'engouement autour de ce projet a été pour l'équipe d'assistance et moi même un des éléments de motivation.

dimanche 24 mai 2009

Période d'affûtage et dernière séance de rythme avant le RPE

Dans une semaine, le RPE sera terminé. Comme à chaque fois l'objectif sera de terminer. La performance viendra ensuite. Elle est secondaire. L'incertitude est une donnée à avoir constamment à l'esprit. La priorité, c'est profiter de chaque moment présent..et lors du RPE, je vais me dire, que c'est une chance de pouvoir vivre de tels moments.

Depuis deux semaines je suis en phase d'affûtage. C'est à dire que je réduis de moitié la durée des entraînements. Les sorties ne sont plus que d'une heure à deux heures et sur des intensités qui correspondent à l'effort ultra. Cependant aujourd'hui j'avais prévu une séance de rythme pour dire de resolliciter un peu les fibres rapides et de faire monter "dans les tours" la fréquence cardiaque.
Ce matin, sortie cyclo de Beaurains. Parcours de 100Kms sans trop de difficultés si ce n'est les faux plats de notre pays d'Artois. Tout se passe sur le gros plateau (pour moi c'est le 50 dents).
Dans le groupe des "furieux" de ce dimanche, de nombreux coureurs qui ne faisaient pas de compétition ce jour et notamment deux nationaux de Douai ancien coureurs de l'Arras Vélo Club. Autant vous dire que cela a démanagé pendant la première heure et demi..et d'un groupe d'une petite cinquantaire au départ, nous n'étions plus qu'une petite dizaine à mi parcours. Bien que ne travaillant plus la PMA et le Seuil depuis plusieurs semaines, j'ai tenu le choc, je n'ai pas sauté, même si à deux ou trois reprise ce fut juste. Je ne tenais pas non plus à puiser dans les réserves. La deuxième partie de la sortie fut plus "cool". Et nous sommes rentrés en discutant comme si tout le monde voulait profiter de ces premières chaleurs. C'est agréable de rouler dés le matin en cuissard court et maillot manches courtes.

Rencontre prévue avec Henri Richard lors du RPE. Henri, qui est membre de ce blog sera présent sur la route du RPE. Il a prévu de nous voir passer du côté de Riez.

vendredi 22 mai 2009

Dans une semaine, le Raid Provence Extrême

Dans une semaine, avec François et Greg, nous serons au départ du Raid Provence Extrême. C'est la troisième fois que je vais participer à cette épreuve qui a pour moi un parfum particulier. C'est lors du RPE 2006 que j'ai fait connaissance avec l'Ultra-Distance. Et pour une première fois, en compagnie de Johann Sevin nous avions réussi à aller au bout de ce défi et "cerise sur le gâteau" nous avions terminé à deux. Cela nous n'avions même pas osé l'imaginer. Que de chemin parcouru en trois ans !


Départ du RPE 2008. Cette année nous serons plus nombreux..L'ultra se développe en France

Le parcours concocté par Patrick François (initiateur de l'ultra-dustance en France) est tout simplement magnifique voire sublime. Imaginez que nous traversons la Provence, ses routes, ses odeurs, ses bruits, ses montagnes (le Ventoux, les Gorges du Verdon, le Luberon, les Baux de Provence, la côte Ste Anne...). Pour en savoir plus aller jeter un oeil sur le site de vélo concept en cliquant sur le lien :http://www.velo-concept.com/?pg=articles&rub=5&cat=14&id=1538&lang=

Les côtes du Luberon....lorsque nous y sommes, cela nous rapproche de la fin de ce défi.

Pour vous donner une idée du défi que nous pose Patrick François, voici quelques difficultés que nous aurons le plaisir de défier, le Mont Ventoux par le côté Malaucène, le tour des Gorges du Verdon avec la fameuse "corniche sublime". Ce dernier lieu est pour moi un moment magique. Il y a une énergie particulière, une ambiance..et lorsque nous y rentrons nous y sommes en début de soirée pour en sortir dans la nuit. L'an dernier ce fut aussi pour moi, le moment le plus difficile du RPE. J'ai certainement "payé" à ce moment de l'épreuve un départ un peu rapide . Je vais tâcher de ne pas m'emballer, cette fois, dans la montée du Ventoux !!

L'entrée des Gorges du Verdon...Moment magique.


Pour revenir sur les Gorges du Verdon, je ne peux que vous encourager à aller sur le Blog de Sophie (Rando Spirit dont voici le lien http://randospirit.blogspot.com/) qui mieux que quiconque décrit ce coin de Provence. Sophie effectue de longues sorties dans ce secteur. Elle y décrit ses sensations, mais en plus fait le lien avec l'histoire locale. Elle fait vivre autthentiquement ses longues randonnées dans l'arrière pays provençal.

Le lac de Ste Croix, vue de la rive Gauche du verdon...nous en prenons plein les yeux.


La nuit quelque part dans les Gorges du verdon..temps propice à l'introspection.

François et Greg m'accompagnent pour la deuxième fois dans ce défi. Nous avions l'an dernier vécu des moments très forts de symbiose. C'est difficile à décrire, mais il y a un échange d'énergie entre l'équipe d'assistance et le coureur. Lorsque je pédale, je les sens à côté de moi, comme s'ils pédalaient aussi. C'est surprenant cette sensation. Nous n'avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. C'est cela la synchronicité (concept élaboré par le psychanalyste suisse Jung). Souvent, je pensais " il serait peut être temps de prendre l'homéopathie, de manger ou de changer de bidon"..et dans les secondes qui suivaient la voiture arrivait à ma hauteur et François ou Greg me tendaient ce dont j'avais besoin. Autre moment très fort l'an dernier, les deux dernières heures du RPE où je me suis senti porté par une force extraordinaire, comme si je commençais une nouvelle épreuve. Je sentais François et Greg survoltaient dans la voiture. Ils étaient euphoriques. Ils me poussaient littéralement. Ce moment reste pour moi magique. Souvent quand sur le vélo je traverse des périodes difficiles, je pense à ces deux-trois heures de fin du RPE 2008 avalaient à une vitesse TGV, et de cette symbiose entre eux et moi.

François et Greg lors de la réunion des coureurs et des assistances à la veille du départ 2008..dans une semaine nous y serons.

Dernière nouvelle,

nous avons les honneurs de la revue "Le cycle" qui dans son numéro de juin présente notre défi.

dimanche 17 mai 2009

Réflexion sur le sens de l'ultra.

A la demande du comité de rédaction de la revue "vues d'ensemble" de l'Université Catholique de Lille dont le prochain numéro porte sur "l'Aventure", il m'a été demandé d'écrire quelques lignes sur mon engagement dans les efforts du type ultra.

Le cyclisme ultra-distance, une aventure sportive et personnelle.
Le cyclisme ultra distance est une pratique sportive peu connue qui se situe entre le cyclotourisme de grande randonnée et le cyclisme de compétition traditionnel. Il s’agit de couvrir de très longues distances, sans l’aide d’autres concurrents. Les relais entre concurrents sont interdits. Les parcours empruntés sont le plus souvent montagneux et ouverts à la circulation. Les participants sont aidés d’un road-book pour effectuer le parcours qui n’est pas fléché. Le coureur doit passer par des points de contrôles obligatoires. Il gère lui-même ces temps de repos. Le nombre de partants est limité, pas plus de cinquante. Les épreuves ont des durées supérieures à 20h00 (épreuve de 600kms), voire plusieurs jours pour les plus longues (plus de 4000kms). Pour donner une idée un peu plus précise, en France deux épreuves de ce type sont organisées, le Raid Provence et le Raid Vosgien. Toutes les deux sur une distance de 600kms pour plus de 10 000m de dénivelé. Au niveau difficulté cela représente l’équivalent de l’enchaînement de trois étapes de montagne du tour de France

L’esprit du cyclisme ultra s’apparente à celui de l’alpinisme et des transats en solitaire. A savoir que ce qui importe en premier c’est d’aller au bout du défi personnel posé.

Mais qu’est ce qui pousse à s’engager dans de telles épreuves ? Quel en est le sens ? En quoi s’enrichit-on en tant qu’être humain à s’engager dans cette aventure ? Qu’est ce qui amène à parcourir de très longues distances pendant 24h00 et plus sans dormir ? Ces questions je me les pose encore aujourd’hui, même si j’avance quant aux réponses, en voici quelques unes.

1er . Répondre à un défi personnel qui s’enracine dans mon histoire de vie. Ce n’est pas par hasard que j’investis à plus de cinquante ans mon temps libre dans cette activité. Il y a une manière d’être, d’exister par cette pratique. Les raisons profondes sont liées à mon enfance et à mon adolescence où le sport s’est révélé être un moyen d’expression, de valorisation et de dynamique de vie.

2ème . L’effort d’endurance prédispose au bien être physique. Paradoxalement, je me sens bien et même très bien dans ce type d’effort. Cette sensation est partagée par la majorité des participants. Cela ne signifie pas que je ne rencontre pas des moments difficiles. Gravir un énième col après 500kms, n’est pas toujours une sinécure. Mais se confronter à cette difficulté m’amène à être en situation de lâcher prise, à accepter la situation, à faire avec et gravir la pente avec les ressources dont je dispose. C’est à chaque fois un chemin vers l’humilité.

3ème . Ce genre d’effort nécessite d’être en lâcher prise, d’être en présence à l’ici et maintenant, ce qui permet d’être à la fois relâché et centré sur l’intérieur et sur l’extérieur. Cela signifie une dilatation de la conscience de soi, et au-delà, de la conscience au monde, voire de l’univers. Rouler la nuit participe à développer ces sensations. A chaque fois c’est une nouvelle découverte de soi. Pour avoir fait un peu d’alpinisme, je retrouve là les sensations éprouvées lorsque j’arrive au sommet. Il y a comme un lien qui se crée entre la terre, le sujet et l’univers.
Cette dilatation de la conscience dans le temps de l’effort se rapproche de l’état méditatif. C’est pour moi ma manière d’être à la spiritualité.

dimanche 10 mai 2009

L'association Arras Alzeimer présente au départ

Une bonne nouvelle. A deux mois du départ du défi, l'antenne d'Arras confirme son engagement et sera présente au moment du départ. Je tenais beaucoup à ce partenariat. Cela donne plus de sens à ce que nous entreprenons. Nous pourrons arborer les tee-shirt de l'association lors de notre périple.

Reprise du vélo..et tout va bien.

Quel plaisir de remonter sur le vélo.
C'est avec plaisir mais aussi une certaine appréhension que j'ai repris le vélo. Deux semaines pratiquement d'arrêt, sans entraînement digne de ce nom ! Comment est ce que j'allais me comporter. J'étais rassuré au plan de ma santé, aucune séquelle de l'accident. C'est dans ces moments que l'on apprécie d'autant plus les choses simples et notamment pour nous cyclistes, pouvoir remonter sur le vélo. J'ai pensé alors à Sophie qui parle si bien de son "Ghisallo". Quel vélo !

Sortie Cyclo de Maroeuil.
Ce matin j'avais rendez vous avec les "potes" habituels pour faire la sortie cyclo de Maroeuil (charmant village tout proche d'Arras). Les conditions atmosphériques étaient idéales pour le vélo, soleil et vent faible. Certes un peu de fraîcheur sur le coup de 7h30. mais le soleil pointant déjà la température allait vite grimper (24° au soleil vers 12h00), ami du Sud, bienvenue chez les ch'tis !
La sortie de Maroueil ne faisant que 90 kms. J'avais décidé de partir plutôt et de faire des aller-retour dans la côte d'Etrun (petite côte de 800m) au pourcentage moyen que je montais et descendais pendant une heure en attendant le groupe. Le RPE approche et il me faut travailler le coup de pédale du grimpeur, d'autant que je n'ai pas fait grand chose c'est deux dernières semaines !

Les premières sensations sont bonnes..c'est le plaisir kinesthésique de rouler. En plus le soleil est là. Monter et descendre cette côte pendant près d'une heure ne me lasse pas. J'apprécie tout simplement le fait d'être là. C'est la joie interne de vivre ce que l'on appelle le "moment présent". Il n'y a pas de passé ni de futur, ce qui compte c'est ce que je vis à cet instant.

Au bout d'une heure le groupe habituel "des furieux" me rejoint. Pourquoi furieux ? Parce que nous avons l'habitude de faire les sorties cyclos sur des ryhmes soutenus. Nous sommes plus dans l'esprit cyclosport que cyclotouriste. Ce qui ne nous interdit pas d'avoir une éthique. Nous nous attendons en haut des côtes, et en cas d'incident, pas question de laisser quelqu'un sur le bord de la route.
Dans ce groupe d'une bonne quinzaine se retrouvent les anciens coureurs du coin d'Arras, quelques coureurs de l'AVC (mon club) qui ne courrent pas ce jour, et aussi quelques triathlètes du club d'Arras.
Alors là changement de situation. Est ce le beau temps, Est ce le vent léger, mais favorable en début, mais le fait est que ça roule fort la première heure. J'avais entre 30 et 31 km/h de moyenne dans la première heure où je roulais seul, à l'issue des 90 km de la sortie le compteur en était à plus de 35km/h. C'est une sortie qui s'est faite à près de 37km/h. C'est durant ces deux heures trente que j'ai constaté que j'avais perdu en condition physique. Je passais moins les relais. Et si je tenais à garder le contact avec le groupe, il valait mieux que j'arrive frais au pied des quelques côtes et faux plats qui émaillaient le parcours. Une satisfaction tout de même j'ai pu rester avec le groupe sans avoir besoin de faire des efforts conséquents. Quand je le pouvais, je prenais des relais. Bref bilan de cette deuxième partie d'entraînement positive. Mais comment allais je me comporter sur la troisième partie de l'entraînement ? A savoir deux heures et demi seul dans le secteur de Beaumetz les Loges, Rivière et Ransart où j'enchaînais des côtes de 1 km. Deux heures trente sans un mètre de plat que de la montée et de la descente avec des % moyens. J'avais opté pour finir sur ce secteur, parce que d'une part ce n'est pas très éloigné d'Arras et en plus les routes sont agréables avec très peu de circulation. En outre, il y a trois semaines je m'étais entraîné dans les mêmes conditions. J'aurai ainsi un élément de comparaison.
J'ai fait les deux heures trente sans problème particulier. J'ai grimpé aussi vite qu'il y a trois semaines en utilisant les mêmes braquet, je n'ai pas trop perdu en puissance spécique du grimpeur. C'est cela qui m'importe.

Bilan de cette sortie reprise.
Un peu plus de 6h00 à 33,6km/h (3h30 seul et 2h30 en groupe). Moitié sur parcours bien vallonné et autre moitié sur parcours légèrement vallonné avec surtout beaucoup de faux plats.
Une fréquence cardiaque moyenne de 140 pour les 6h00. Ces informations sont très satisfaisantes compte tenu du contexte.
Certes j'ai perdu sur les efforts où il faut solliciter la PMA et le Seuil anaérobie..mais ce n'est que normal compte tenu de l'entraînement effectué ce dernier mois et demi qui avait pour objet de préparer plus spécifiquement le très long.

jeudi 7 mai 2009

Plus de peur que de mal !!!

Il y a une semaine à cette heure, je pensais bien que je devrais abandonner le projet. En effet, j'ai été victime d'un accident qui a failli mettre fin à mes espoirs de me voir sillonner la France entre les 10 et 20 juillet.
A ce jour, je suis plus optimiste. Je n'ai aucune séquelle, tout est rentré dans l'ordre...et je vais pouvoir remonter sur le vélo dés cette fin de semaine.

C'est quelques jours de repos forcé m'ont laissé du temps pour réfléchir et méditer sur l'impermanence de la vie (comme le décrit si bien la pensée bouddhiste). Tout peut basculer en quelques secondes, voire d'une seconde à l'autre, c'est vraiment le sentiment qui me reste à la suite de cet événement.
Autre point positif que j'en dégage est que ce repos forcé, non prévu, me sera aussi peut être bénéfique en juillet.

Ceci dit, c'est la préparation du RPE qui est de ce fait mise à mal. J'en avais fait un premier objectif. Les presque deux semaine sans vélo à cette période ne sont pas des plus heureuses. Mais l'essentiel à ce jour pour l'équipe d'assistance et moi c'est de savoir que nous pourrons nous rendre en cette fin du mois de mai en Provence.

J'ai aussi en ce jour une pensée spéciale pour Hugues Rico et Jean Marc Velez qui participent ce week-end à une épreuve ultra en Slovénie (plus de 1000kms pour 15 000m de dénivelé).

dimanche 12 avril 2009

Test sur 10h00 en continue

Comme prévu en ce début avril j'ai effectué une sortie très longue de 10h00 en continue. C'est sur le coup de 7h00 du matin que samedi matin je suis parti en direction de Vimy où pendant deux heures j'ai roulé seul. Vers 9h00, Jean Pierre Devroute, ancien coureur que j'ai eu la chance d'entraîner pendant les années 80, me rejoignait pour faire quatre heures en ma compagnie. C'est une longue amitié qui nous lie. Jean Pierre a été Champion de France junior par équipe en contre la montre avec le comité des Flandres dans les années 1980. Il a fait parti de l'équipe de France amateurs et a à cette époque côtoyé Laurent Jalabert (cela ne nous rajeunit pas !).

Les deux premières heures se sont faites sur le circuit d'entraînement des cyclistes du secteur de Lens, circuit plat agrémenté de quelques faux plats. Lorsque Jean Pierre me rejoignit j'en étais à 33km/h de moyenne. Les conditions étaient alors excellentes, un vent nul ou presque. Nous avons quitté le circuit de Vimy pour aller en direction des collines d'Artois et prendre un parcours de 120kms avec les longs faux plats des collines d'Artois. Le vent fit très vite son apparition, heureusement nous l'avions de face et de 3/4 face sur l'aller de cette boucle de 120kms. Rouler avec Jean Pierre est toujours un régal, au delà des souvenirs qui nous lient, Jean Pierre est un véritable métronome, les relais se passent avec fluidité sans changement de rythme. A l'issue de cette boucle d'un peu plus de 120kms, Jrean Pierre me laissait continuer seul. Il me restait encore quatre heures. A ce moment j'avais une moyenne générale d'un peu plus de 33km/h. Avec Jean Pierre nous avions maintenu la moyenne des deux premières heures sur un circuit plus vallonné.
Je profitais de mon passage proche de chez moi, pour remplir les bidons. Même si ce n'était pas les grosses chaleurs, pour 10h00, le camel back et deux bidons ne suffisent pas. L'arrêt fut bref, guère plus de 5mn pour remplir les deux bidons et enlever les jambières. C'est agréable de pouvoir rouler en cuissard court.

Pour les quatre dernières heures je décidais de partir en direction de la Picardie où j'enchainais les faux plats. De plus cela m'assurait un retour vent de dos. Au fur et à mesure de mon avancée, la vitesse moyenne chutait, je m'y attendais. Le départ du matin avait été un peu rapide pour une séance de 10h00, de plus les longs faux plats pris vent de face le matin avait en partie entamés mes forces. Je me retrouvais dans l'esprit de l'ultra, accepter cette situation, ne pas chercher à forcer, mais au contraire rechercher le relâchement, l'économie du geste et la maîtrise de la respiration. C'est dans ces situations que la méthode Breathplay montre son efficacité.
Plusieurs fois le compteur est descendu en dessous des 20km/h dans les longs faux plats picards balayés par un vent du sud soutenu. J'en ai profité pour faire de longues minutes de danseuse tout en travaillant l'expiration forcée.
Quel plaisir de faire demi-tour et de terminer par un plus d'une heure trentre minutes vent de dos. Il était temps que je rentre, car les réserves d'eau étaient à sec. Je termine certes marqué par une fatigue normale suite à une séance de 10h00, mais aucune douleur aux jambes et surtout aux articulations des genoux.

Bilan chiffré de cette séance :
10h02 à 31,4km/h de moyenne pour une fréquence cardiaque moyenne de 127p/mn et un kilomètrage total de 315kms. C'est la meilleure moyenne que j'ai fait à ce jour sur une séance de 10h00 en continue.

La semaine qui va venir sera lègère, priorité à la régénération. J'envisage encore une séance de ce type dans les deux semaines qui viennent.

dimanche 5 avril 2009

Le point à deux mois du Raid Provence Extrême

Séance de ce jour, une sortie de 5h15 dont deux heures seul et le reste avec les amis de l'Arras Vélo Club.
Une séance rondement menée à près de 35km/h. Je suis allé avec les amis de l'AVC faire une sortie cyclo qui nous a amenés à prendre quelques côtes des collines d'Artois. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas remis le petit plateau..et bien c'est chose faite aujourd'hui. dans la côte de Givenchy en Gohelle à mi pente il a bien fallu basculer sur le 34. Bien que n'ayant pas à ce jour encore travaillé spécifiquement le coup de pédale du grimpeur, j'ai été agréablement surpris de passer avec les meilleurs cette côte (côte de près de 1,5km). Je l'ai prise en souplesse, et bien plus vite que les années antérieures. Cela est de bonnes augures pour le RPE et bien sur le rendez vous de juillet où il faudra enchaîner les cols alpins et pyrénéens.
Pour la petite histoire les 2h30 faites en groupe l'ont été à 37km/h.
La fréquence cardiaque moyenne pour la sortie est de 141 p/mn.

Bilan du mois de mars.
Un mois à la vitesse TGV ! L'an dernier j'avais une moyenne de 33,12km/h, cette année je suis à 34,24km/h. Ceci s'explique par le fait que j'ai intensifié le travail en Endurance Intensive (70-75% de la PMA)..et cela commence à payer. De même, j'entraîne plus aisément le braquet. le travail de développement de la force spécifique (séance de surbraquet) effectuée depuis novembre porte ses fruits. J'ai pu constater ce jour dans la montée de la côte de Givenchy que je passais plus vite que les années précédentes tout en maintenant une bonne vitesse de jambes.
La fréquence cardiaque moyenne du mois est de ce fait plus élevée que celle de l'an dernier, 144 cette année pour 138 l'an dernier.

Perspective pour ce mois d'Avril.
Maintien du développement de l'Endurance Intensive (70-75%). C'est ce qui était prévu dans la programmation et je ne change pas cette priorité.
Travail spécifique en côte. A moins de deux mois du RPE, et compte tenu que je ne m'attaque pas au record de france des 24h00 sur piste ce mois ci, je vais mettre l'accent sur le geste spécifique du grimpeur. Je vais aller enchaîner les côtes de l'Artois et de la Picardie. Quelques séances avec des aller-retour, pendant quelques heures, de côtes avec des % compris entre 5 et 8% devraient me faire le plus grand bien. J'arrive sur ce genre de séances à monter l'équivalent de deux cols alpins du type Izoard.
Une à deux séances très longues de 10h00. La semaine prochaine j'envisage une sortie de 10h00. Si cette dernière se passe bien, je m'en contenterai.

dimanche 22 mars 2009

Nouvel associé au projet

Un nouvel associé vient de se joindre à François Vanderlinde. Il s'agit de la société A.2.R de Ali Ziane.
Dans les semaines qui viennent je vais m'attacher à la création d'un maillot pour l'occasion. Il sera sur fond blanc.

Une semaine sous le signe des records

Est-ce du à l'arrivée du printemps qui nous a gâtés dans le Nord avec des conditions favorables à la pratique du vélo cette semaine (température clémente pour la saison avec en prime le soleil et un vent plutôt faible - J'ai même roulé en cuissard court en soirée en milieu de semaine) ? Est-ce, aussi, associé à ces bonnes conditions atmosphériques, le bénéfice du travail fort chargé effectué il y a deux semaines ? Certainement la conjonction des deux. Le fait est que j'effectue une semaine basée sur le signe de la vitesse qui se concrétise par l'amélioration, sans chercher à faire un chrono, des performances sur 2h00 et 6h00.

- Sur les 2h00 j'effectue seul une séance à 36,9km/h (+ 0,5 km/h comparativement à 2008). Ce qui m'a surtout étonné c'est de le réaliser dans le cadre d'une séance normale d'entraînement où je travaillais au seuil anaérobie (80-85% PMA) dans les côtes et faux plats, et où je récupérais sur le plat et dans les descentes en roulant en surbraquet (intensité 65-70% PMA). Au passage à l'heure j'égale du reste la meilleure performance faite en 2008 (37,2km/h).
La fréquence cardiaque moyenne échauffement compris étant de 153 p/mn soit 84% de la fc max. J'en déduis de ces données que si je m'étais mis dans la "tête" de faire un vrai test j'aurais pu aller plus vite et certainement tutoyer les 37,5km/h.

- Sur les 6h00 j'améliore quelque peu ce que j'avais réalisé cette année. C'était la séance de ce jour faite en partie avec le club. Sur les 6h00 je roule 4h00 seul et 2h00 avec un petit groupe où nous sommes trois à passer régulièrement.
le vitesse/moyenne à l'issue des 6h00 : 34,7km/h pour une fréquence cardiaque moyenne de 145 p/mn soit 80% de la fc max.
L'objet de cette séance était essentiellement de travailler l'endurance intensive et le seuil sur le plat, dans les côtes et faux plats (fréquence cardiaque entre 140 et 160). les descentes et faux plats descendants servant à récupérer en mettant du surbraquet (110 à 140). C'est ce que j'ai pu réaliser sur les quatre heures effectuées seul. Par contre sur les deux heures faites en petit groupe avec quelques bons coureurs, je me suis pris au jeu des accélérations de la dernière 1/2 heure. Ce fut l'occasion de faire un travail de PMA et de constater que les changements de rythme brutaux ne sont certes pas mon point fort. C'est tout à fait logique avec la préparation qui est la mienne, de plus l'âge est là! Mais j'ai observé que je revenais très vite au train sur le "flingeurs" de service.

Je retire ce ces observations que j'améliore ainsi la qualité que je visais en priorité (ce que j'appelle l'endurance intensive - cf le message où je présente la programmation de l'entraînement).

Modification de la préparation pour le mois qui vient. J'ai du abandonner l'idée du record de france des 24h00 sur piste en avril. La période n'est pas des plus favorable (conditions atmosphériques et disponibilité des lieux). Si la motivation est encore là après le défi du tour de la france je verrais si je peux m'y atteler courant septembre.
Compte tenu aussi des observations du mois qui vient de s'écouler et de mon niveau actuel de condition physique, je vais continuer de privilègier le travail d'endurance intensive et y associer certainement deux sorties de 10h00 à deux semaines d'interval. Cela sera suffisant pour préparer le RPE (fin mai). Durant le mois de mai, je vais privilègier la récupération et le geste spécifique du pédalage du grimpeur. A savoir que je ne ferai pas de longues sorties au delà de 4h00. Je vais aller enchaîner les côtes des collines d'Artois et de Picardie. Je maintiendrai un travail de qualité.

jeudi 12 mars 2009

Présentation des vélos



Pour répondre à ceux qui souhaitent en savoir plus quant au(x) vélo(s) que je vais utiliser, en voici une présentation. J'emploie le pluriel, car je pars avec deux montures. Bien entendu l'une a ma préférence (le Titane). La deuxième est là en cas de besoin (le Carbone).




Tout d'abord le Ghisallo de Litespeed.

C'est en partie sur les conseils de Alain Miramon et de Sophie Matter que je me suis tourné vers ce cadre. Certes il y a la légèreté (moins de 800 grammes), mais surtout c'est le confort qui m'importait. Je dois reconnaître que je ne suis pas déçu. Ce cadre est impressionnant dans toutes les conditions. Cela se ressent dans les ascensions, mais surtout c'est lorsque je roule sur une route en mauvais état que j'apprécie son confort, et ce même avec des roues rigides comme les cosmic carbone. Lors d'une très longue sortie de 9h00 faite la semaine dernière, je n'avais aucune douleur sur le haut du dos, ce qui n'est pas le cas avec le vélo carbone pourtant équipé d'un prolongateur (guidon de triathlète).
Ce vélo monté par Jérôme Devis de Espace Cycles à Arras pèse 7,2 kg avec les roues R-SYS de chez mavic. Il est équipe en campagnolo centaur. Le pédalier est un compact (34-50).

Le vélo de "rechange".

C'est un carbone de Chez Menet. Il a été monté il y a deux ans. C'est avec ce vélo que j'ai réalisé le Paris-Brest-Paris 2007 et toutes les épreuves auxquelles j'ai participé depuis cette date (RPE 2008, REV 2008, Ardéchoise Marathon 2008, le test des 1500 kms en trois jours en août 2008 et les 24h00 téléthon de décembre 2008. C'est un vélo dont j'ai aussi entière confiance. Je n'ai eu aucun souci avec. Bien que la géométrie des deux cadres soit différente, avec Jérôme Devis, nous avons réussi à retrouver à peu près la même position.

Les roues que je vais utiliser : Je vais partir avec trois paires de roues.
1. Mavic R-SYS
2. Mavic Ksyrium ES
3. Mavic Cosmic Carbone

Pour ce qui est des roues libres sur les étapes plates et moyennement vallonnées, j'utiliserai une roue libre 12 à 25. Sur les étapes de montagne ce sera une 12 à 27. Avec le 34x27 je dois pouvoir passer partout.

dimanche 8 mars 2009

Bilan d'une semaine consacrée à la préparation spécifique à la longue distance.

Comme convenu, j'ai profité d'une semaine de vacances pour faire un "micro-cycle" spécifique longue distance. En voici une rapide synthèse :
Volume total (en heures) de vélo sur 8 jours : 32h30mn
Nombre de séances : 5 réparties sur les jours suivants, dimanche 1er mars 6h00, Lundi 9h00, jeudi 6h00, Vendredi 6h30, Dimanche 8 mars 5h00.
Vitesse/moyenne des 5 séances : 32,4km/h (séance la plus rapide-la première faite pour une petite moitié en petit groupe 34,6km/h, la plus lente 31km/h seul sur parcours vallonné de la Picardie).
Type de parcours : les dimanches j'étais sur le parcours classique avec le club (succession de faux plats). C'est sur ces parcours que j'ai du reste fait les moyennes les plus élevées. Les autres jours, je suis allé rouler vers les collines d'Arois et vers la Picardie, histoire de prendre des routes plus vallonnées afin de commencer à attraper le coup de pédale du grimpeur.

les fréquences cardiaques/moyennes de chacune des séances :
Dimanche 142 p/mn = 78% de la maxi
Lundi 133 p/mn = 73% de la maxi
jeudi 133 p/mn = 73% de la maxi
Vendredi 125 p/mn = 69% de la maxi
Dimanche 138 p/mn = 76% de la maxi

Ce que je retire de ces 8 jours "spécifique long".
Du progrès comparativement aux années antérieures sur les points suivants :
1er. Une sensation subjective d'une meilleure récupération entre les séances..même si lors de la séance du vendredi, il m'était difficile de faire monter les "puls" (la fatigue commençait à s'installer..ce qui était le but recherché).
2ème. Des vitesses/moyennes plus élevées. Avec lundi une surprise de taille, la séance de 9h00 n'était pas prévue au programme! Mais me sentant bien et les conditions atmosphériques étant satisfaisantes, j'ai pris la décision de continuer avec au bout du compte une vitesse/moyenne de 32km/h sur un parcours vallonné. Les 9h00 ont été effectuées seul. C'est d'autant plus satisfaisant La veille j'avais déjà roulé 6h00.
3ème. Aucun moment de lassitude sur le vélo. Je prends conscience que j'exploite pratiquement automatiquement la méthode respiratoire "Breathplay" (expiration forcée), cela aide au relâchement et à l'entrée dans la bulle mentale.
4ème. Le vélo Titane. J'en ai peu parlé jusqu'à présent. Mais c'est un vrai régal. Il absorbe très bien les vibrations et je n'ai eu aucune douleur musculaire sur le haut du dos ou les épaules. Ce vélo je vous en ferai un message spécifique (cela m'a été demandé plusieurs fois). Si vous voulez en savoir plus dés à présent sur cette machine que je qualifierai de remarquable pour la longue distance, allez sur le Blog de Sophie Matter (Rando spirit) elle a écrit des pages merveilleuses sur ce vélo (le Ghisallo).

La suite pour ce mois de mars.
la semaine qui vient sera consacrée à la régénération. C'est à dire quelques séances d'une heure avec vers la fin de semaine un peu de travail de PMA et de seuil, pour dire de retravailler un peu le rythme. Je ne reprendrai une séance plus longue que dimanche (entre 5 et 6h00).
D'ici une quinzaine de jours, si les conditions sont bonnes j'envisage pour le samedi ou le dimanche une séance de 10h00.

mercredi 4 mars 2009

Première réunion de l'équipe d'assistance

Mardi 3 mars, première réunion de l'ensemble de l'équipe d'assistance. C'est pour moi l'occasion de vous les présenter tous les quatre.



De Gauche à droite : Gervais Lebas, Jean paul François, Gregory Bréhon, François Broutin.

Ce fut l'occasion de faire le point sur le projet et son avancée, de répondre aux questions que les uns et les autres pouvaient se poser et de prendre certaines décisions quant aux aspects logistiques du défi.

Les compétences de l'équipe :Gervais Lebas ancien vélociste est un spécialiste de la mécanique cycliste. De plus faire des kilomètres en voiture ne lui fait peur. Jean Paul François, spécialiste de la photo et aussi un fin cuisinier, il saura nous faire des pâtes aldente. Gregory Brehon, le spécialiste du GPS, de l'orientation et de l'organisation, avec Greg nous ne nous perdrons pas et nous ne perdrons rien, et tout sera bien à sa place là où il le faut dans les véhicules. François Broutin, il aura la charge de s'occuper des petits "bobos" qui ne manqueront pas de se manifester. C'est à lui que reviendra la tâche de me masser chaque jour.

Nous avons prévu de nous revoir courant mai, un peu avant le Raid Provence Exrême. D'ici là quelques tâches sont à réaliser : projet de faire un maillot pour l'occasion, rendez vous avec les partenaires, location du camping car, élaboration du parcours définitif.

dimanche 1 mars 2009

Test sur 6h00 et programme de la semaine qui vient

Comme je l'avais prévu, j'ai fait ce jour un test sur 6h00. ceci dans l'optique de faire une première "vraie longue sortie", mais aussi de voir où j'en étais sur ce type d'effort et pouvoir comparer avec les années antérieures. Les résultats confirment les observations faites en février. J'améliore ma vitesse/moyenne sur cette durée, l'an dernier j'avais au mieux rouler à 34km/h sur 6h00, cette année dans des conditions identiques j'en suis à 34,6km/h pour une fréquence cardiaque moyenne de 142p/mn (ma maxi doit être actuellement aux alentours de 178-180). Les progrès observés en février sur les test de 3h00 et 4h00 se confirment sur 6h00 alors que je n'en suis qu'à ma première séance dite "longue".
Les conditions du test : sur les 6h00, j'effectue 2h30 seul, 1h00 à deux et 2h30 en petit groupe où nous ne sommes que deux à trois à nous relayer régulièrement. A peu de choses, j'étais dans les mêmes conditions en mars 2008.
Autre point de satisfaction, je ne termine pas fatigué. J'avais de la réserve. certes un peu mal aux jambes lors de la dernière heure, car je me suis évertué à mettre du braquet tout au long des 6h00 (entre 60 et 90cp/mn en fonction du dénivelé), sans toutefois faire un travail spécifique de force.

La semaine qui vient j'ai pris quelques jours de congés. Je vais en profiter, comme convenu, pour faire une semaine bien "chargée". Je vais aligner les longues sorties. Voici ce qui est prévu : demain, lundi, 7h30 en deux fois - 3h30 le matin et 4h00 l'après midi. Mardi et mercredi, ce sera repos. Jeudi je prévoie 7h00 d'une seule traite. Vendredi ce serait 7h30 en deux fois. Samedi c'est repos et pour finir dimanche de nouveau une sortie de 6h00 dont la moitié avec le club (Arras Vélo Club). La semaine qui suivra, ce sera quant à elle "light", histoire de régénérer.

Réunion de l'équipe d'assistance, mardi soir.
Ce mardi soir, autour de fougaces, je réunis l'équipe d'assistance. Ce sera l'occasion pour l'ensemble des personnes de faire connaissance (tous ne se connaissent pas). Nous ferons le point sur le projet et les attentes des uns et des autres.

lundi 23 février 2009

Bilan de la préparation physique en cette fin février



Je viens d'en terminer avec la période de préparation physique générale du cycliste qui était divisée en trois périodes (voir pour plus de détails le message qui présente la programmation). L'analyse que j'en fais est plutôt positive et ce malgré des conditions atmosphériques pas toujours favorables à la pratique de notre sport avec en prime un contexte professionnel toujours bien chargé et tendu en cette période de l'année.

Voici quelques données chiffrées en comparaison avec les années antérieures qui objectivent les impressions que j'ai sur le vélo. Je tiens à mettre en garde les amis cyclistes des régions plus accidentées que la nôtre. Les vitesses moyennes indiquées vont vous sembler très élevées ! Pour vous donner une idée de mes parcours d'entraînement, dites vous que je n'ai pas encore mis le petit plateau. Même lors des séances de récupération je peux rester sur le 50 dents..toutes les côtes sont montées avec le 50x21 comme plus petit braquet.
1er : ce mois de février 2009 est le plus rapide en vitesse/moyenne du mois. Je suis presque 1km/h plus vite qu'en février 2008 (33,2km/h en 2008 - 34,1km/h en 2009).
2ème : durant ce mois j'améliore mes meilleures performances en vitesse/moyenne sur des durées de 3h00 et 4h00.

En matière de longue sortie, je n'ai pas dépassé les 5h00. C'est la sortie faite hier pour une moitié seul et pour l'autre moitié avec les amis coureurs de l'Arras Vélo Club. J'en suis ressorti satisfait. Au delà de la vitesse/moyenne enregistrée (34km/h pour une fréquence cardiaque moyenne de 137 p/mn), c'est mon état général à la fin de la séance qui me conforte et la récupération 24h00 après, et ce malgré un travail en force pendant plus de 4h30. En effet, lors de cette séance j'ai alterné des phases de 30mn en surbraquet (travail de la force entre 50 et 70 cp/mn) entrecoupées de 5mn de souplesse (> 90cp/mn). Au delà de l'effet visé sur le développement de la force spécifique, en pratiquant ainsi, je simule un travail d'ascension longue. N'ayant pas de cols dans la région, il faut bien trouver d'autres moyens.
En matière d'intensité d'effort, les côtes étaient montées en sollicitant le seuil anaérobie et l'endurance intensive (effort entre 70 et 85%). Nous avons eux une longue période intense (maintien de l'intensité 70-85%) durant près de deux heures. La moyenne de cette période étant proche de 38km/h et ce malgré le vent. Nous avions eu le renfort de trois coureurs appartenant au club de dunkerque. La venue aussi de Nicolas Delannoy, triathlète qui s'est remarquablement comporté à Embrun en 2008, nous donne un bon coup de main aux trois quatre coureurs qui nous nous relayons devant.
Le travail de force s'avère utile quant après plus de 500kms il s'agit de grimper une côte avec des % conséquents. Ici la côte Ste Anne lors du RPE 2008 (20%)

La semaine qui vient sera plus légère. C'est une semaine de régénération avant la semaine suivante où je prends des congés qui vont me permettre d'entamer une phase de travail spécifique sur du long. Je projette 4 sorties de 6h00.

Le suivi par l'Ostéopathe.
J'ai repris les séances chez l'Ostéopathe qui me suit depuis trois ans. Nous avons convenu d'une rencontre par mois jusqu'au départ du défi.
Lors du tour de la France, il envisage soit de venir me rejoindre (certainement avant l'attaque des Pyrénées) soit de me mettre en contact avec collègue ostéopathe. Ceci afin de bénéficier d'une séance qui me fera cerainement le plus grand bien.

dimanche 15 février 2009

La question du sommeil lors des 10 jours sur le vélo.

Je vais expliciter dans ce message la manière avec laquelle j'envisage de gérer les temps de récupération et de sommeil, ceci afin de répondre aux nombreuses questions qui me sont régulièrement posé à ce sujet.

Je vais appliquer les mêmes approches qu'utilisent les navigateurs en solitaire lors des transats. Il ne leur est pas possible de faire des nuits complètes comme nous le faisons dans notre quotidien. Il s'agit sur une durée de 24h00 de se ménager des plages pour dormir de quelques minutes à quelques heures.

En août 2008 lors du test des trois jours (1500kms en 3 jours), j'ai mis en pratique ce principe. J'ai pu observer qu'avec trois temps de repos sur 24h00 je ne ressentais pas de fatigue anormale. Plus précisément, je me prenais deux temps dans le journée après les repas (déjeuner et souper) pour faire soit de la relaxation, soit faire une sieste flash. Si le besoin de dormir était présent je m'endormais entre 20 et 30mn. Pour ce qui est de la nuit, j'ai dormi 2h00 la première nuit, 6h00 la deuxième et 4h00 la troisième. Sur les trois jours cela représente une moyenne de 5h00 exclusivement consacrée pour le sommeil et le repos. A l'issue de ces trois jours je ne me sentais pas fatigué. La nuit qui a suivi a été normale, soit pour moi entre 7 et 8h00 de sommeil.

Lors du défi de ce mois de juillet je vais partir sur ces observations. De plus le véhicule qui va me suivre sera équipé de telle manière que je puisse à tout moment m'allonger pour y faire une sieste flash si le besoin se fait sentir. Il s'agit de profiter au mieux de ce que nous appelons les portes du sommeil, à savoir s'allonger dés que notre corps nous donne des signes nous informant de ce besoin de sommeil. Lorsque ces portes de sommeil se présentent nous bénéficions de suite d'un sommeil très profond est très réparateur.



Lors du Paris-Brest-Paris 2007. Le visage commence à être marqué après deux nuits sans sommeil (avant dernier contrôle avant l'arrivée à Paris).

L'approche va être différente de celle d'une épreuve ultra-distance officielle (entre 20 et 27h00) ou le Paris-Brest-Paris (deux jours) où je pars alors dans l'optique de ne pas dormir.